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Titre : Chico Science


LES INTERVIEWS DU PROGRAMMATEUR : CHICO SCIENCE & NAÇAO ZUMBI (TRANS 1995)


Retranscription interview Chico Science

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Émission diffusée le 13 Décembre 2013 sur Canal B.

 ➜ La page de Chico Science & Naçao Zumbi

AUTRES ARTISTES CITÉS :

Prophets Of Da City
Detrimental

EXTRAITS JOUÉS DANS L'ÉMISSION :

Maracatu Atômico – Chico Science & Naçao Zumbi (Afrociberdelia, Columbia, 1996)
Samba Makossa – Chico Science & Naçao Zumbi (Da Lama Ao Caos, Epic, 1994)
Monologo Ao Pé Do Ouvido (Vinheta) – Chico Science & Naçao Zumbi (Da Lama Ao Caos, Epic, 1994)

 

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Jean Louis Brossard : Chico est un Brésilien qui m’a envoyé son premier album. J’avais trouvé ça vachement bien parce que c’était très loin du côté tropicaliste, du côté bossa, jazz brésilien type Os Mutantes, ce côté un peu seventies psychédélique... c’était vraiment autre chose. Je préparais au Liberté bas une sorte de soirée hip hop mais worldwide, avec des mecs qui venaient du monde entier : il y avait des Sud-africains, Prophets Of Da City, il y avait Detrimental, des hindous de Londres... Donc ça m’intéressait bien. J’avais envie de les voir sur scène donc je suis allé au Montreux Jazz Festival en Suisse et j’ai rencontré Pedro leur manager qui m’a présenté Chico. Dès qu'on s’est serré la main je l’ai regardé dans les yeux et j’ai pas eu besoin de voir le groupe j’étais sûr que je le ferais. C’est un truc humain quoi...


 Chico Science & Naçao Zumbi © Philippe Remond

Le concert était chouette, j’ai même réussi à les faire signer sur le label Epic, c’était chouette pour eux. Ils ont fait un super concert en ouverture au Liberté Bas qui s’appelait la Salle Omnisports à l’époque. Ça c'était le samedi et le lendemain, on faisait une fiesta à l’Ubu, ils avaient adoré le club, et Chico m’a dit « ah vraiment j’ai super envie de jouer dans cette salle ». Deux mois après il se tuait dans un accident en voiture... hardcore.

   "Dès qu'on s’est serré la main, je l’ai regardé dans les yeux et j’ai pas eu besoin de voir le groupe, j’étais sûr que je le ferais."

Il n' a pas longtemps je suis allé en Allemagne à un festival à Cologne et j’ai revu Pedro, le manager de Chico qui me dit qu'en ce moment ça bouge beaucoup au Brésil. Les gens sont dans la rue c’est le bordel, ils en ont marre de tout ce qui se passe, de la politique, de la pauvreté, tout ça... et donc les gens sont en train de reprendre sur des pancartes des phrases qu’a écrit Chico dans ses textes. Il est toujours parmi nous ! C’était quelqu’un qui était plus dans l’underground, un mec complètement normal qui n'était pas dans le paraître. Les gens redécouvrent Chico parce qu'avec les événements qui ont lieu dans le pays tout ce qu’il racontait redevient actuel. 

 

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