Titre : Underground Resistance


LES INTERVIEWS DU PROGRAMMATEUR : UNDERGROUND RESISTANCE (TRANS 1992)


Retranscription interview Underground Resistance

LE MENU COMMENCE APRES CETTE LIGNE

Émission diffusée le 20 Décembre 2013 sur Canal B.

 ➜ La page d'UNDERGROUND RESISTANCE

AUTRES ARTISTES CITÉS :

Jeff Mills
Suicide
Poupie Colors
Kraftwerk
Cabaret Voltaire

EXTRAITS JOUÉS DANS L'ÉMISSION :

Riot – Underground Resistance (Riot EP, Underground Resistance, 1991)
Jaguar – The Aztec Mystic AKA DJ Rolando (Knights Of The Jaguar, Underground Resistance, 1999)

 

LE MENU FINI ICI

LE CONTENU COMMENCE APRES CETTE LIGNE

Jean Louis Brossard : Underground Resistance est un groupe que j’ai découvert par l’intermédiaire de Manu Casana avec qui on avait travaillé avec Hervé sur la première rave aux Trans. C’était vraiment un des groupes inventeurs de la techno de Detroit. Il y avait aussi Juan Atkins, Jeff Mills et d’autres. Jeff Mills a d'ailleurs fait parti d'UR mais il n'était pas là aux Trans. Il y avait Mad Mike et Robert Hood et un DJ qui était là en tant que MC.

C’était vraiment un moment exceptionnel. Un son qu'on ne connaissait pas vraiment, c'était la première fois qu'on découvrait cette musique. C'est vrai que j'ai découvert les raves en organisant la première, c'est ça qu'est aussi qui est fabuleux. C'était un grand grand moment. Il faut savoir que les mecs avaient des cagoules sur la tête, Mad Mike on le voyait pas, le mec était planqué. Cette année là on avait aussi fait Suicide à la salle de la Cité. Avec Hervé on avait amené Alan Vega et Martin Rev dans la loge des UR et évidemment les mecs ont demandé « Vous êtes de Detroit ? » il disent oui « Est-ce que vous connaissez les Stooges ? ». C'est marrant parce que les mecs étaient presque à répondre « qu'est ce que c'est ? ». C'était bizarre. C'est vrai que pour nous Detroit c'est d'abord la ville des MC5, des Stooges et aussi la ville de la Motown, et après c'est effectivement devenu la ville de la techno. 

Sur la première rave c’était vraiment des gens qui étaient très branchés par cette musique il y en avait quelques-uns, des mecs comme Praxis, il commençait à y avoir quelques DJs à Rennes. Il y avait le Carmès qui faisait des soirées. Il y avait Ludovic Navarre qui avait mixé, il y avait Poupie Color il y avait plein de gens qui commençaient à faire des choses. Puis effectivement sur les Trans ça amenait un public qui ne savait pas ce que c’était, qui arrivait et qui connaissait la musique électronique mais par rapport à Kraftwerk ou Cabaret Voltaire, des groupes comme ça. Pas le côté DJ, c’était une chose vraiment très très peu connue.

   "C’est peut-être un des groupes qui a vendu le plus de tee-shirts avec Rage Against The Machine."

J’ai revu Mad Mike au Montreux Jazz Festival. On était allé dans le chalet de Claude Nobs, il nous avait invité. Mad Mike se souvenait absolument des Trans Musicales, il a dit « ouais j’ai joué aux Trans c’était extraordinaire, c’était la première fois qu’on venait en Europe, la musique était vachement plus comprise qu’aux Etats Unis ». C’est vrai que les Américains ont été un peu « les derniers » à se mettre dans la musique électronique ; autant les anglais ont été très très vite dessus autant les Américains même sur leur propre musique (parce que la house c’est né à Chicago et la techno à Detroit) n’étaient pas du tout conscients de ce qui se passait chez eux. En tout cas un très grand moment, je dirais presque de rock’n’roll, pour un groupe techno.

Je m’étais baladé sur pas mal de festivals après le concert d'Underground Resistance aux Trans. Tu voyais énormément de gens avec des tee-shirts UR. Je crois que c’est peut-être un des groupes qui a vendu le plus de tee-shirts avec Rage Against The Machine ! Sans déconner c’était assez marrant, t’allais au festival de Reading une personne sur deux avaient un UR et l’autre avait un RATM, c’est drôle. 

LE CONTENU FINI ICI