Titre : Bo Diddley


LES INTERVIEWS DU PROGRAMMATEUR : BO DIDDLEY (TRANS 1989)


Retranscription interview Bo Diddley

LE MENU COMMENCE APRES CETTE LIGNE

Émission diffusée le 30 Mai 2014 sur Canal B.

 ➜ La page de BO DIDDLEY

AUTRES ARTISTES CITÉS :

Barrence Whitfield &
   the Savages

Onipa Nua

EXTRAITS JOUÉS DANS L'ÉMISSION :

I'm A Man – Bo Diddley (Bo Diddley, Chess, 1958)
Bo Diddley – Bo Diddley (Bo Diddley, Chess, 1958)

 

LE MENU FINI ICI

LE CONTENU COMMENCE APRES CETTE LIGNE

Jean Louis Brossard : Bo Diddley c'est un des précurseurs du rock, du blues, il était sur le label Chess et a aussi beaucoup travaillé avec Willy Dixon, qui était un contrebassiste de blues et de rock. C'est un monsieur qui a écrit beaucoup de chanson qui ont été des tubes, surtout pour d'autres d'ailleurs. 

   "La répé a duré un quart d'heure et le soir ils ont fait un concert phénoménal "

Je me rappelle de "Who Do You Love?" qui a été repris par Quicksilver, par les Doors, par Juicy Lucy. Il y a un morceau qui s'appelait "Pretty Things" qui a donné son nom au groupe Pretty Things. "Diddy Wah Diddy" est un morceau écrit avec Dixon qui a été un méga tube pour Manfred Mann au milieu des années 60. Il y avait "I'm A Man", il y avait "Mona"... enfin bon le mec est un super compositeur et il a un style. Il a un son de guitare très particulier, un riff, le Diddley beat quoi, qui fait un peu "tintinlintintintin tintinlintin tin tin" c'est ça le côté Bo Diddley ... je sais que je le fais pas très bien !


 Bo Diddley © Remy Deluze

Il n'avait pas de groupe alors je l'ai fait venir tout seul des Etats-Unis et je l'ai fait bosser avec le groupe de Barrence Whitfield, les Savages, qui jouaient le même jour au Liberté bas. J'étais là pendant la répé, les musiciens étaient déjà installés, Bo Diddley arrive : hop, il commence à faire un morceau, un Diddley beat, et puis il dit non, no sax. Donc le sax s'en va, il reste les claviers, la basse, la batterie, la guitare, ils ont fait seulement des intros et des fins de morceaux avec le batteur. La répé a duré un quart d'heure et le soir ils ont fait un concert phénoménal qui est d'ailleurs sorti en CD y a pas longtemps et en double vinyle. C'est un beau souvenir.

Je me rappelle que pendant le concert de Onipa Nua, un vieux mendiant Ghanéen qui s'accompagnait d'une sorte de guimbarde faite d'une boîte de thon,  il était à côté de moi sur le côté de la scène et il m'a dit “Jean-Louis, this is the blues before the blues”, avec sa voix incroyable. Très bon souvenir, très belle personne. On l'avait payé je crois 20.000 Francs à l'époque, c'était en cash et  j'avais été le voir dans la loge et puis j'avais compté les sous devant lui, il a dit super, et voilà c'était aussi simple que ça ! A l'époque ça se faisait, mais ce sont des choses que tu ne peux plus faire maintenant parce que la loi française ne le permet pas. Mais à l'époque, ce genre de choses étaient encore possibles !

LE CONTENU FINI ICI