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Titre : Jo Sevilor et ses Royal Cônes


LES INTERVIEWS DU PROGRAMMATEUR : JO SEVILOR ET SES ROYAL CÔNES  (TRANS 1982 et 1983)


Retranscription interview Jo Sevilor

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Émission diffusée le 14 Février 2015 sur Canal B.

 ➜ La page de JO SEVILOR ET SES ROYAL CÔNES

AUTRES ARTISTES CITÉS :

Bill Baxter
Tohu Bohu
Ubik
Marquis de Sade

EXTRAITS JOUÉS DANS L'ÉMISSION :

Mon Teppaz est Naze – Jo Sevilor et ses Royal Cônes (Jo Sevilor et ses Royal Cônes, Terrapin Records, 1983)
Scandale dans les canapés – Jo Sevilor et ses Royal Cônes (Jo Sevilor et ses Royal Cônes, Terrapin Records, 1983)

 

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Jean-Louis Brossard : Jo Sevilor et ses Royals Cônes est un groupe qui vient de Guingamp. Je me rappelle la première fois où le guitariste du groupe, Callaghan, est arrivé chez moi, à l'époque j'habitais rue Nantaise au dessus d'une boulangerie, au 22. Callaghan, Jean-Yves Boret de son vrai nom, vient me présenter une cassette (oui, c'était l'époque des cassettes) de Jo Sevilor et ses Royals Cônes. J'ai bien aimé le côté marrant, c'était un morceau qui s'appelait « Mon teppaz est naze » et qui était un peu une adaptation d'une BD de Tramber et Jano. En tout cas les textes, parce que la musique était d'eux bien sûr. Ça m'a beaucoup plu et je les ai fait à la salle de la Cité, c'est eux qui ouvraient d'ailleurs. Le groupe qui terminait était Bill Baxter qui avait fait un morceau qui s'appelait « Petit Avec Des Grandes Oreilles »… et je sais pas ce qu'il s'est passé, dès que le concert s'est terminé j'ai décidé de manager le groupe.

On est devenu très très potes. Je me rappelle que la photo de presse qu'on utilisait (j'ai managé le groupe pendant deux / trois ans), c'est Richard Dumas qui l'avait faite dans les backstages de la Cité au moment où le groupe prend le petit escalier qu'il y avait sur le côté pour monter sur scène. Ils sont là tous les quatre et puis voilà, la photo était faite en une seconde grâce à l’œil de Richard, incroyable comme d'habitude.


 Jo Sevilor et ses Royal Cônes © Richard Dumas

On a pas mal tourné, surtout dans l'Ouest, c'était vraiment très sympa. On tournait avec le son et les lights. C'était Michel Caoust qui faisait le son et qui amenait la sono. Il y avait Joëlle sa compagne qui faisait les éclairages, les quatre musiciens du groupe et puis moi. Quand il y avait un peu de sous on partageait tout ensemble, c'était vraiment une histoire de famille. Ils sont très drôles, ce sont de très bons compagnons. Ça reste un bon souvenir. La musique c'est ça aussi, ça fait partie de la vie, c'est pas le succès avant tout.

On faisait des fois des concerts surprises aux Trans, comme celui de Tohu Bohu. Là, j'avais décidé de refaire les Jo Sevilor en 1983, l'année d'après. Ils étaient revenus avec des nouveaux morceaux, des invités. Grâce à eux j'ai connu les gens de La Frite équatoriale qui étaient des gens assez sympa. C'était un canard de bande dessiné. Avec l'équipe de la Frite et les Sevilor on avait fait une conférence de presse des Trans à l’Île de Rhodes. L’Île de Rhodes c'est un club de strip-tease qui se trouve derrière L'Espace dans les petites rues. On avait été voir la dame qui s'en occupait et elle nous avait dit : « Banco ! » donc on avait fait des concerts et des journalistes étaient venus dans cet endroit improbable où à mon avis beaucoup n'avaient jamais mis les pieds. Il n'y avait pas de strip-tease pendant la conférence de presse !

On avait quand même sorti un 45 tours sur Terrapin Records et on a même été enregistrer une maquette au Mazouingue. C'était à Angoulême avec Philippe Maujard d'Ubik comme producteur. Il n'en est pas sorti grand chose mais on a bien rigolé ! C'est bête à dire mais c'est des bons souvenirs, on était jeune hein.

C'est moi qui était allé voir Serge Clerc pour lui demander de faire une affiche et un imprimeur rennais super sympa m'a fait un super prix, c'était pas une très grande affiche, mais c'était un très joli dessin. Serge Clerc avait déjà bossé pour les Trans Musicales, il nous avait déjà fait une affiche. J'ai toujours bien aimé la BD : la ligne claire... des gens comme Chaland, Cornillon, tout ça. On a eu une belle affiche que les gens étaient ravis de mettre chez eux, mais quand tu la collais sur un mur on voyait pas grand chose... donc tu vois c'était pas un très bel appel. Mais elle était un peu mieux que celle qu'il y avait d'avant qui avait été prise chez un coiffeur. Alors celle là, elle était incroyable.


 Affiche Jo Sevilor et ses Royal Cônes © Serge Clerc

Terrapin Records c'est un label qu'on avait monté et via lequel on avait sorti un 45 tours de Marquis de Sade. Le tout premier ! Après on a sorti celui de Jo Sevilor avec une pochette de Richard Dumas : une superbe photo de Becker qui était le batteur du groupe. On l'avait enregistré au Studio DB1 à Rennes. Nous on avait pas vraiment... on savait pas trop comment ça fonctionnait. Le son était pas non plus extraordinaire, je pense que le mec était pas au top et le groupe était jeune.

Pour en revenir à Callaghan, le guitariste, je l'ai revu il y a deux jours quand je suis allé faire une émission de radio avec JP Lucas à Saint-Brieuc. Il est passé puis il va revenir sur Rennes bientôt, on se voit toujours quoi. 

 

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