Titre : Stephan Eicher


LES INTERVIEWS DU PROGRAMMATEUR : STEPHAN EICHER (TRANS 1984, 1988 et 2003)


Retranscription interview Stephan Eicher

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Émission diffusée le 2 Mai 2015 sur Canal B.

 ➜ La page de STEPHAN EICHER

AUTRES ARTISTES CITÉS :

Liliput
Moondog
Bérurier Noir
Bauchklang
Danyèl Waro

EXTRAITS JOUÉS DANS L'ÉMISSION :

Sweetheart – Stephan Eicher (Les Chansons Bleues, Polydor, 1984)
MiniMiniMiniMinijupe – Stephan Eicher (Spielt Noise Boys, Off Course Records, 1980)

 

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Jean-Louis Brossard : Stephan Eicher est venu plusieurs fois aux Trans Musicales, d'ailleurs la première fois c'était avec un groupe qui s'appelait Liliput si mes souvenirs sont bons. Ça devait être en 1982, c'était un groupe de filles suisses qui faisait une sorte de punk rock. Un des premiers groupe suisse d'ailleurs que j'ai dû faire aux Trans. Elles étaient venues avec lui, qui était leur manager à l'époque. Il accompagnait les filles, mais il ne jouait pas sur scène. Il était vraiment là en tant que visiteur des Trans et ça lui avait plus, mais je ne le connaissais pas plus que ça. Je ne savais même pas qu'il faisait de la musique et qu'il avait monté Grauzone avec son frère. Après, j'ai reçu un coup de téléphone de Bernard Meyet qui avait un festival à Lyon qui s'appelait les Nuits Bleues et il m'avait envoyé du son de Stephan qui sortait un premier album.

La particularité de Stephan, c'est qu'il se produisait tout seul sur scène. Il utilisait bien évidemment la guitare, il chantait et utilisait beaucoup de machines, chose qui ne se faisait pas vraiment à l'époque, donc c'était vraiment très intéressant. C'est un type qui chante très bien, il a une très grosse culture musicale, j'aime beaucoup parler de musique avec Stephan. D'ailleurs pour parler de musique, je me rappelle quelques années après il est revenu aux Trans et il y a découvert Moondog, il était là au fameux concert à l'opéra. Comme il habitait en Suisse Allemande, Moondog habitait pas très loin de chez lui et ils se sont beaucoup vus. Ils ont même collaboré ensemble sur un 45 tours. Stephan a beaucoup aidé Moondog sur la fin de sa vie, pour le faire connaître et le faire jouer.


 Stephan Eicher © Gino Maccarinelli

Par contre une chose sur laquelle je ne le remercie pas notre ami Stephan c'est quand j'ai fait les 25 ans des Trans au Liberté bas - il y avait les Bérus, Bauchklang, Danyèl Waro, Denez Prigent, Arno - et j'avais invité Stephan qui jouait juste après les Bérus. Ce n'est pas une place facile, mais il devait jouer comme il l'avait fait au début des Trans, c'est-à-dire tout seul avec ses machines et sa guitare. C'était checké pour ça, tout était vu pour que ça soit ça avec son manager Alain Lahana, tout était bon, et quand il est arrivé à Rennes il est venu nous faire Déjeuner en paix avec son groupe Suisse Allemand. Ça n'a pas du tout marché pour lui vu l'ambiance générale qu'il y avait dans la salle et je n'ai pas revu Stephan depuis. Aie aie... Je ne sais pas s'il m'en veut, mais en tout cas il n'a qu'à s'en prendre qu'à lui même parce que quelque part il a un peu merdé l'affaire. Moi j'ai eu les boules aussi pour lui... mais il a pas fait ce qui était prévu. Je pense qu'il est parti plutôt du côté chanson variété plutôt que de partir vers son côté rock, rock/électro. S'il l'avait fait comme ça je suis sûr que ça aurait fonctionné avec le public.

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