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Exposition "Rock et Littérature aux Trans", du 7 au 18 Mars 2016
Bibliothèque de Musique de Rennes 2


 

Presentation de l'exposition

Dans le cadre du festival Transversales, les étudiants de Rennes 2 et les curieux ont pu retrouver à la bibliothèque musique de Rennes 2 (situé au dessus du Tambour) une exposition Mémoires de Trans avec une déclinaison du thème de cette année : Rock, Spleen et Idéal.

Ont été ainsi exposées 9 photos grands formats de Marquis de Sade à Benjamin Clementine en passant par Etienne Daho et Stromae, ainsi qu'une douzaine de pochettes d'albums rennais du début des années 80 dont les parcours sont notamment retracés dans le documentaire "Des Jeunes Gens Mödernes", également diffusé dans le cadre du festival.

Une présentation de l'exposition vu par Rennes 2, c'est par ici.

Retrouvez également le programme complet du festival

 

 

 

 

 

 

Photos d'une partie de l'exposition en cours à la bibliothèque de Musique de Rennes 2

Texte Pochettes Albums

 

 

 

Rennes, spleen et idéal

"L’histoire du rock commence-t-elle en 1979 ? Pour beaucoup d’initiés, ce n’est qu’à partir des cendres de l’incendie punk que la culture rock, indépendante, créative et sans concession a commencé véritablement. Il avait bien existé des groupes marquants dans la décennie précédente, mais la période du « flower power » semblait à une éternité du quotidien de ces musiciens, enfants de la crise et d’un monde pollué. Pour ces « jeunes européens » — un terme plein d’ironie se référant davantage aux expérimentations artistiques de l’Est qu’aux rêves capitalistes de l’Ouest — l’identité musicale se conjugue alors avec des instruments nouveaux, synthétiseurs et boîtes à rythme primitifs, dont le son froid reflétait à merveille la lueur blafarde de leurs espoirs déçus. 

En France, Rennes, modeste ville de province aux allures bourgeoises et endormies, est aux avant-postes de cette culture underground. Une profusion de groupes s’y créent, interagissent et se développent dans une dynamique qui s’appuie sur des cafés, des disquaires, des boîtes de nuit obscures, et bientôt un festival, les « trans musicales ». D’abord pensées comme une initiative de soutien à cette scène, les Rencontres Trans Musicales en sont le produit et le médiateur, lui donnant une existence et une visibilité concrète, qui va bientôt générer une reconnaissance extérieure lorsque les médias parisiens (Libération, Actuel) et des figures influentes (Alain Pacadis, Jack Lang) en parlent ou font le déplacement.

De la scène vécue à la scène perçue, la scène rennaise acquiert alors une consistance véritablement esthétique. Les documents rassemblés ici témoignent de cette dimension organique qui associe esthétique et territoire au travers de chemins de vie et de destins croisés. Des Nus à Marquis de Sade, d’Étienne Daho à Kalashnikov, les groupes rennais ne se résument pas à une seule esthétique, trop rapidement estampillée coldwave, mais un air de famille, un esprit de communauté et de solidarité traversent ce moment de fragile équilibre culturel qu’on appelle une scène locale et auquel le projet « Mémoires de Trans » rend un inestimable hommage."